Lu, relu et encore relu. Ce livre n’est pas un roman mais
une chronique, une sorte de journal d’un homme relégué
par Mussolini dans une région reculée, la Basilicate, appelée alors
Lucanie. Carlo Levi raconte ce qu'il vit, ce qu'il voit, le mode de vie de ses
habitants, leurs coutumes, leurs croyances, offrant à la
littérature certaines de ses plus étranges pages.
Ce qui me frappe
c’est la continuité qui existe entre ce petit peuple de Basilicate et n’importe
quel autre petit peuple de méditerranée. Je reconnais dans les croyances des
habitants de la Basilicate, les croyances de mes aïeux, encore vives, comme
celles relatives aux assasen, gardiens des maisons qui peuvent prendre n’importe
quelle apparence, et qui veille la nuit tombée sur les habitants de la maison.
Et ces expressions que Levi rapporte « bénies soient les mamelles qui vous
ont nourris », expression qui me paraît juste de ce que on peut encore
entendre dans les rues de mon village après une longue absence.

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