dimanche 7 juillet 2013

Le Christ s'est arrêté à Eboli


Lu, relu et encore relu. Ce livre n’est pas un roman mais une chronique, une sorte de journal d’un homme relégué par Mussolini dans une région reculée, la Basilicate, appelée alors Lucanie. Carlo Levi raconte ce qu'il vit, ce qu'il voit, le mode de vie de ses habitants, leurs coutumes, leurs croyances, offrant  à la littérature  certaines de ses plus étranges pages. 
Ce qui me frappe c’est la continuité qui existe entre ce petit peuple de Basilicate et n’importe quel autre petit peuple de méditerranée. Je reconnais dans les croyances des habitants de la Basilicate, les croyances de mes aïeux, encore vives, comme celles relatives aux assasen, gardiens des maisons qui peuvent prendre n’importe quelle apparence, et qui veille la nuit tombée sur les habitants de la maison. Et ces expressions que Levi rapporte « bénies soient les mamelles qui vous ont nourris », expression qui me paraît juste de ce que on peut encore entendre dans les rues de mon village après une longue absence.

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