vendredi 5 juillet 2013

Anquetil tout seul

Aujourd'hui le Tour de France part de Corse et il n'est question que de dopage. Tous les vainqueurs des quinze dernières années se sont dopés. Il faudrait remonter à Greg Lemond pour trouver un vainqueur propre. Pourtant... 
Lu un livre sur Anquetil, attachant, aimant. Anquetil tout seul de Paul Fournel. L’étrange c’est que ce quintuple vainqueur du Tour de France n’était pas aimé, la France préférait le rustique Poulidor. Plus étrange, ce type avouait tout bonnement prendre des produits dopants et en riait, provoquant. Imagine t-on un coureur aujourd’hui avoir la même liberté de ton, alors même que le dopage est une pratique généralisée. Regardons les mâchoires de nos champions, ces hypertrophies des maxillaires, pour voir un banc de piranhas. Mais, venteux, ils n’alignent pas une phrase sur leurs pratiques, sauf, quand pris dans la nasse, ils avouent sous contrôle d’agences de communication. Anquetil appartient à un temps plus heureux, ou on se dopait mais où on pouvait encore croire qu’un champion restait champion même si il fréquentait le pharmacien.

A part cela, ce livre recréé un peu la poésie du Tour de France en noir et blanc, celui des après midi de juillet, chez le père Allouard, seul détenteur d’un poste de télévision qu’il descendait au garage qu’il ouvrait comme une salle de cinéma gratuite à tous les enfants de la cité. 

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